Yvetot

legtaLe LEGTA d’Yvetot :

En 1919, une Ecole d’Agriculture a été créée à Yvetot (dans les locaux du petit séminaire, qui ont été détruits pendant la guerre 1939-45).

En 1921, le Conseil Général de Seine Inférieure achète la ferme d’Auzebosc.

De 1921 à 1932, les élèves feront le déplacement d’Yvetot à Auzebosc pour les travaux pratiques. Les effectifs seront toujours très faibles pendant cette période.

En 1930-32, le Conseil Général construit le bâtiment dit Ecole d’Agriculture (actuel bâtiment E-F). Les effectifs s’élèvent à environ 80 élèves.

Pendant la guerre 1939-45, l’Ecole est fermée. Elle est utilisée comme hôpital par les Allemands. A la fin de la guerre, ce sont les Américains qui l’utilisent à leur tour comme hôpital.

Ce n’est qu’en 1946 que les élèves retrouvent leur place dans l’Ecole. Celle-ci devient une Ecole Régionale et les effectifs augmentent.

En 1952 est construite l’Ecole d’Hiver pour accueillir les jeunes qui travaillent dans les fermes pendant les périodes d’activité intense (actuel bâtiment D). Les années 50 constituent une période assez faste pour l’Ecole qui jouit d’une bonne réputation.

Au début des années 60, plusieurs transformations ont eu lieu au lycée, avec la construction du bâtiment principal actuel (bâtiment A-B-C) et de l’ensemble foyer-gymnase. La construction avait pour objectif un effectif d’environ 250 élèves.

A partir de la décentralisation :

-       Nouvelle étape de construction et de rénovation ;

-       Ouverture de la spécialité agroalimentaire ;

-       Passage de 300 à 480 élèves.

En 1987, dans le cadre d’une répartition des compétences entre les lycées publics et privés de Haute-Normandie, l’implantation d’un pôle agroalimentaire à Yvetot est décidée. Cela conduit à l’ouverture du BTS IAA en système mixte « apprentissage et formation scolaire » (pour faire face au refus d’ouverture de ce BTS en formation scolaire). Après deux années de fonctionnement, la DGER a enfin autorisé l’ouverture de ce BTS en formation scolaire et les deux groupes ont fonctionné séparément. Néanmoins, c’est l’équipe enseignante du lycée, à l’origine de ces deux BTS, qui a continué à assurer la formation des BTS par apprentissage.

En 1990, pour conforter le pôle agroalimentaire, une filière BTA IAA est ouverte à moyens constants, ce qui en principe devait entraîner la fermeture du BTA E. Or cette fermeture, qui aurait entraîné la fermeture du BEPA, conduisait à la suppression du cycle professionnel. Dans la pratique, l’établissement a continué à faire fonctionner ce cycle et il ne sera reconnu officiellement qu’en 1994.

La position de la DRAF, favorable au transfert à Merval de toutes les formations professionnelles agricoles, pour assurer à tout prix la réussite du nouveau LPA de Merval, conduira à une opposition assez vive avec le LEGTA d’Yvetot, d’autant plus que la fermeture de cette filière à Yvetot n’aurait que très peu profité à Merval, mais beaucoup plus à d’autres établissements privés. Avec l’appui du président du conseil d’administration, cette filière a été finalement maintenue au lycée d’Yvetot.

En 1992, le BTA G et le BTA IAA ont été transformés en Bac technologique STAE (spécialités végétales et animales) et STPA.

En 1996, le BTA E a été transformé en Bac professionnel CGEA (productions animales).

En 1997, toujours pour renforcer le pôle agroalimentaire, le lycée a ouvert un Bac professionnel Bio-Industrie de Transformation (BIT) en contrepartie des classes de 4ème et 3ème  préparatoires qui fonctionnaient dans les locaux du CFA-CFPPA. Ce Bac a fait l’objet d’un soutien de la part de l’Education Nationale. Il constituait le débouché normal pour les bons élèves des BEP Bio-Service sous option Agent Technique d’Alimentation (A.T.A.), filière présente à l’époque dans 10  lycées professionnels de Seine-Maritime.

 

cfppaLe CFPPA d’Yvetot :

Il a été créé et construit en 1971 et au départ, il assurait des formations essentiellement dans le secteur agricole.

Au début des années 1980, il va connaître un développement important en jouant un rôle de pionnier dans le secteur informatique. Au milieu des années 1980, des recrutements excessifs de personnels et un suivi de gestion pas assez rigoureux ont entrainé de très sérieuses difficultés financières. Une politique de grande austérité a été mise en place. Elle a eu pour conséquence de réduire le déficit, mais aussi le niveau d’activité.

L’arrivée d’une nouvelle direction vers 1990 a permis :

-       De relancer les activités existantes et d’en développer de nouvelles ;

-       De relancer les investissements tout en reconstituant le fonds de roulement.

Le CFPPA était le support budgétaire du fonctionnement du CFA et de la Société Hippique Rurale (S.P.R.). Il assurait des formations dans les mêmes domaines que le CFA et il organisait des stages préparatoires à l’installation pour le compte du Comité Départemental de l’Installation (présidé par le C.D.J.A.) et des stages dans le domaine du machinisme.

 

cfaLe CFA départemental :

En 1985, le CFA était composé de 4 antennes :

-       Duclair : métiers du cheval, agriculture et horticulture ;

-       Fauville : horticulture ;

-       Envermeu : agriculture et machinisme ;

-       Forges Les Eaux : agriculture.

A partir de 1988, une antenne a été ouverte à Yvetot (mise en place du BTS IAA par apprentissage). Cette formation était la 1ère section BTS par apprentissage du ministère de l’agriculture.

L’antenne de Duclair, dans le cadre d’une répartition des spécialités avec l’antenne de Fauville, a abandonné les formations horticoles. Les formations étant orientées vers l’agriculture et les métiers du cheval, compte tenu :

-       D’une part de la présence à Yvetot, de la Société Hippique et de la ferme,

-       D’autre part de l’incertitude sur l’avenir des locaux loués par la commune de Duclair.

Il a été décidé, en accord avec les personnels, de ramener toutes les formations sur le site du CFPPA à Yvetot. Ce transfert a été à l’origine de la restructuration des locaux du CFPPA et a conduit à une direction unique pour les 2 centres (CFA et CFPPA).

L’antenne de Forges-Les-Eaux, dont les effectifs étaient faibles a été transférée dans les locaux du nouveau lycée de Merval. Mais après 2 années avec des effectifs en diminution, l’antenne a été fermée. Les formations correspondantes étant assurées sur le site d’Yvetot.

L’antenne d’Envermeu, dans la mesure où la nouvelle orientation du site reposait sur la transformation du bois, a abandonné les formations, dont les effectifs étaient modestes, dans les secteurs de l’agriculture et du machinisme.

Les activités des 3 antennes de Duclair, Forges-Les-Eaux et Envermeu ont été regroupées sur le site d’Yvetot et ont formé une unité fonctionnelle avec le CFPPA. Le développement de l’apprentissage pour tous les niveaux de formation a permis un développement de cette unité avec des formations du CAP au BTS. Le CFPPA étant le support budgétaire principal de l’ensemble. Il faut ajouter que le budget de la Société Hippique fut également rattaché à cette unité.

A noter aussi, l’antenne d’Yvetot ouverte en 1988 pour la préparation du BTS IAA a été rattachée à cette unité, mais l’équipe pédagogique du lycée qui l’a mise en place a continué de la faire fonctionner dans le cadre d’une sous-traitance. Le résultat financier de cette section BTS continuant à être identifié au sein du budget du CFA.

La Société Hippique Rurale :

Elle existe depuis les années 60. C’était un centre constitutif de l’EPLEA. De 1985 à 1990, il n’y avait aucune formation sur les métiers du cheval à Yvetot, seuls les apprentis CAPA palefreniers, en formation à Duclair venaient pratiquer l’équitation à Yvetot. D’autre part, des clients extérieurs venaient à la Société.

La situation est devenue très difficile sur le plan du fonctionnement et sur le plan financier, et l’avenir de la Société était très incertain.

Le transfert à Yvetot de toutes les formations de Duclair et la possibilité de mettre en place toute une série de formations sur les métiers du cheval par apprentissage a permis de redonner une finalité, en tant qu’outil pédagogique à cette Société Hippique. Les formations vont maintenant jusqu’au monitorat en partenariat avec Jeunesse et Sport.

La situation financière reste difficile avec un fonds de roulement négatif d’environ 650 000 francs. Néanmoins, la S.H.R. est portée par le CFA-CFPPA et sa situation doit être analysée en parallèle avec celle du CFA, dont elle constitue un outil pédagogique important.

 

 

L’exploitation d’Yvetot :

L’exploitation d’Auzebosc a été achetée en 1921 par le Conseil Général de Seine-Inférieure. Une extension a été faite par l’achat d’une ferme sur Veauville les Baons. Cette implantation posait problème du fait de la distance et de la nécessité de traverser Yvetot pour la mettre en valeur.

Au début des années 80, un échange sous couvert de la SAFER aboutira à l’abandon de cette ferme de Veauville en contrepartie d’une surface un peu moindre sur la commune de Valliquerville, beaucoup plus proche.

Pour maintenir une surface équivalente, l’exploitation achète, sur fonds propres, une parcelle de 7 ha sur Auzebosc. Pour compenser ce coût, une parcelle de 5000 m², constructible de 2 pavillons, restera en propriété de l’exploitation sur Veauville.

En 1986-87, deux parcelles d’une superficie totale de 2500 m² seront vendues. Il reste donc une surface de 2500 m² qui devraient avoir encore le permis de construire (à vérifier).

Jusqu’en 1994-95, la SAU était d’environ 80 ha, mais l’utilisation de surfaces pour la construction de bâtiments et l’importance des surfaces en jachère ont eu pour conséquence de réduire la SAU et l’équilibre financier avec 2 salariés, nécessaires pour la conduite du troupeau, risquait de devenir difficile.

Lorsqu’une opportunité d’achat de 24 ha, à M. et Mme Pellerin, en continuité de nos parcelles de Valliquerville s’est présentée, cet achat a été fait. Cette opération a été réalisée sans l’intervention de la SAFER et avec autofinancement complet.

marianne

Le Fromage de Neufchâtel